samedi 11 février 2017

Chronique d'un prof d'université (4)

11 février 2017. Chroniques d’avec des étudiants. Fin de session.


Finis les trucs et astuces des premiers cours. Pour mes quatre derniers cours avec mes étudiants 2016/2017, plus la peine de leur apprendre des leçons de vie. Pour bosser en sous-groupes, ils ont pris la bonne habitude de privilégier la mixité et l'interculturalité (voir session 1 et session 2). Après la stratégie d'entreprise et les fondamentaux du marketing, j'ai abordé le marketing des services puis la stratégie d'entreprise et le e-business.

Pour leur expliquer le e-business, je leur ai raconté l'E-stoire, avec un grand E, des bateaux à vapeur au monde 4.0. A l'époque, pratiquement du jour au lendemain, des millions de gens ont commencé à troquer leurs chevaux et cabriolets contre des automobiles. Et demain, comme l'explique Rifkin, des centaines de millions d'êtres humains vont produire leur propre énergie verte dans leurs maisons, leurs bureaux et leurs usines et la partager entre eux sur des réseaux intelligents d'électricité distribuée, exactement comme ils créent aujourd'hui leur propre information et la partagent sur Internet. Ajoutez-y le big data, les objets connectés et la réalité augmentée, et vous aurez un avant-goût de notre futur immédiat. Et pour la première fois, j'ai intégré dans ce cours l'industrie du futur en reprenant de nombreux apprentissage de nos travaux menés au sein du groupe de travail initié par la CCI sur Le facteur humain dans l'usine du futur, et que je chronique régulièrement. Face aux étudiants, je passe beaucoup de temps à les sensibiliser sur les différentes attentes humaines (pyramide de Maslow notamment) et les spécificités générationnelles. Le jour où ils seront chef de projet ou décideur d'entreprise, ils devront évidemment préparer de solides dossiers, mais surtout savoir les vendre. Et à chaque cours, je leur répète ce que Jean-Paul Boos, mon premier "chef de service", m'avait appris : "Vous savez Monsieur Bloch, il y a trois règles à connaître dans la communication.
1ère règle : l'humilité devant les faits.
2ème règle : l'humilité devant les faits.
3ème règle : l'humilité devant les faits."
Avec ça, si vous pensez encore que celui qui ne vous comprend pas ou qui n'adhère pas à vos idées est un con, c'est vraiment que vous n'avez rien compris. Et surtout, que vous n'avez pas eu la chance de croiser un moniteur d'école de la vie qui vous aide à vous regarder dans le miroir. Le Permis de s'assumer, c'est l'une des étapes structurantes que j'expliquais dans mon TEDx en novembre dernier.

Dans ce cours sur le e-business, je leur parle aussi de l'impact des transformations numériques sur la chaîne de valeur, hier sur l'entreprise étendue et aujourd'hui sur l'industrie du futur. Je finis en leur présentant les différentes e-organisations que peuvent mettre en place les entreprises.

L'avant-dernier cours portait sur la stratégie d'entreprise et le multicanal. Depuis cette année, j'ai intégré l'open innovation parmi les nouveaux canaux à disposition des marketeurs et décideurs. En intro, je les sensibilise à l'intérêt d'avoir une vraie vision. Et je prends un malin plaisir à leur passer cet interview de Jean D'Arcy (Directeur de l'information audiovisuelle de l'ONU), réalisé en 1969, qui constitue un formidable témoignage visionnaire sur les impacts d'une découverte technologique.

Après ce film, je fais travailler les étudiants sur leur vision du monde... actuel. Un travail individuel, puis en sous-groupe , puis une synthèse collective. Trois étapes pour leur montrer que leurs certitudes chiffrées ne tiennent pas dix minutes et que pourtant, leurs chiffres leur servent à bâtir des business-modèles pour le moins farfelus.

Je termine ce cours en développant la thématique de la blockchain et de l'open innovation, avant une grande synthèse pour laquelle je m'appuie beaucoup sur l'excellent livre blanc "Transformer l'industrie par le numérique", réalisé et édité par le Syntec Numérique.

Le 8 février, j'ai consacré mes deux dernières heures de cours 2016/2017 à l'esprit de synthèse. Comme je l'explique plus haut, j'insiste pour leur faire bien comprendre qu'une bonne idée ne sert à rien si personne ne l'achète. Et pour cela, ils n'ont pas des heures pour convaincre. Savoir quelle sont la ou les entreprises ainsi que les décideurs qui devront être convaincus par le porteur de projet. Comprendre leurs motivations et leur manière de fonctionner. Préparer le terrain. Et enfin aller à l'essentiel. PNL, MBTI, je leur donne des clés en espérant qu'ils comprendront que je leur veux beaucoup de bien. 




Voilà, mes 24 heures en leur compagnie s'arrêtent là et je les laisse sur deux dernières phrases qui m'inspirent toujours autant, jour après jour.

"Dans tout problème, il existe toujours au moins une deuxième solution." George Koessel.

"Certains hommes voient les choses comme elles sont et se demandent « Pourquoi ? »
Moi je rêve de choses qui n’existent pas et me demande « Pourquoi pas ? »"
George-Bernard Shaw.

vendredi 20 janvier 2017

TEDx 2016 (5), les vrais gens, Benjamin !

Dans mon TEDx sur le Permis d'être soi-même, j'évoque Benjamin, comme j'aurais pu parler de Yassin, de Vincent, de Fanny, de Massi, de Manon, de Noëlle et des autres. Pour revenir à Sébastien, j'évoque un article que je lui ai demandé de réécrire avec ses tripes. Et oui, cet épisode est aussi un fait réel. Et si cela vous intéresse, son article à lire en cliquant ici parle de sport partagé et dialogue pour tous.





jeudi 19 janvier 2017

TEDx 2016 (4) : les vraies gens, Zak !

Dans mon TEDx sur le Permis d'être soi-même, j'évoque des personnages et on me demande souvent s'ils existent ou ont existé ? Et oui, toute ressemblance est volontaire et même les noms sont les vrais ! Et ce n'est que justice que je leur rends.

Le premier, Zakaria  est arbitre de mon club et il est effectivement un patron d'une PME qui existe chaque dimanche, composée de 22 adultes + 6 sur les bancs de touche !